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France Inter tripotée, mais France Inter libérée

2 septembre 2009
iiiii

– Y a-t-il des questions ?…

– Bon, les enfants, installez-vous vite… Je ne vais pas pouvoir rester longtemps parmi vous, j’ai un TGV qui m’emmène en RTT dans un peu moins de deux heures… Il manque des sièges? Le Gouguec, Pommier, mettez-vous à quatre pattes pour que vos collègues puissent s’asseoir.

Alors les amis, vous le savez, si je vous ai convoqués aujourd’hui c’est pour vous dire deux mots à propos de la Révolution nationale radiophonique que j’ai tricotée depuis que Carla m’a filé les clés de cette turne, je veux dire depuis que Jean-Luc Hees m’a fait la surprise de me nommer dictateur de Fr… enfin plutôt directeur de France Inter, enfin j’me comprends.

Déjà, une bonne nouvelle: il y en a plein parmi vous qui vont enfin avoir le temps de ranger leur bureau et de répondre à leur e-mails en retard. Parce que je ne vous cacherai pas qu’entre les plans sociaux qui s’annoncent et l’effondrement prévisible des cours de l’audience consécutif à ma nomination, les temps qui viennent risquent d’être difficiles. Surtout pour vous… (more…)

In memoriam (re)

2 septembre 2008
J'encaisse, j'encaisse,

J'encaisse, j'encaisse, mais faites gaffe: les salariés de “Charlie” peuvent témoigner que quand je m'énerve, ça moufte plus. Chomsky, si tu me lis, tiens-le toi pour dit!

Je suis effondré.

À peine remis de l’annonce de la création de Siné-National Hebdo, encore éploré suite au décès d’Alain, voici qu’une énième tragédie achève de dévaster ma vie.

Jean-Marc Sylvestre, un ami intime de mon Oncle Bernard qui, du coup, est aussi un peu mon oncle, enfin mon ami, enfin j’me comprends, quitte le noble vaisseau radiophonique – France Inter – où je subjugue, chaque vendredi matin, des millions de paires d’oreilles par mes chroniques visionnaires.

Dans le même temps, Rudolf Mermet reste, lui, le venimeux obersturmführer de la Kommandantur talibano-stalinienne de “Là-bas si j’y suis”. J’en patauge dans la déconfiture, d’autant que ce castro-chaviste aux amitiés négationnistes, sans aucun respect pour mes récentes blessures de guerre, non encore cicatrisées, balance sur cette poudrière de douleur un plein tonneau d’alcool de banane vénézuélienne.

Comme dirait Silvio: Mamma mia!

Qu’est-ce que j’ai fait au Ciel pour devenir le principal bouc émissaire du pays, comme hier la tête de Turc de mes camarades de classe à chaque nouvelle rentrée?

Je tiendrai bon quoi qu’il arrive. L’adversité a le même effet sur moi que le stress ou la colère sur le paisible Dr Bruce Banner: lui se métamorphose alors en Incroyable Hulk, et moi en Super-Résistant de la 25e heure.

Non, Laurence, reprends-toi… sèche tes larmes, je t’en supplie. Si Jean-Marc n’est plus sur le service public, saches que son âme lui survit, dont la doulce effluve thatcherienne imprègne désormais chaque humble chevalier-chroniqueur de la Maison Ronde.

Oui, Laurence, tu peux compter sur moi pour reprendre le flambeau. Fredonne avec moi, dans la nuit noire et glacée du trotskisme, qui est descendue sur le pays pour un long hiver totalitaire, ces paroles d’espoir tirées de l’hymne du Medef… NOTRE hymne, Laurence:

Ami si tu tombes
Un ami sort de l’ombre
À ta place…