Archive for the ‘choc des civilisations’ Category

Néocons’ anonymes

27 avril 2015

AA— Bienvenue à tous, asseyez-vous et mettez-vous à l’aise… Ce soir nous recevons Philippe, un nouvel adhérent, éditorialiste. Je vous demande de lui souhaiter la bienvenue.

[Tous en chœur] Bienvenue Philippe!

— Tout d’abord, bravo Philippe! Nous savons tous ici que ce n’est jamais facile d’admettre qu’on est devenu dépendant. Vous avez eu du courage, je tenais à vous en féliciter… (more…)

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Le tautologisme me sert de prêt-à-penser

12 avril 2015

freud— Alors, c’est grave Docteur?

— …

— Répondez quelque chose… vous m’inquiétez, là!

— À votre avis?

— Mais je ne sais pas, moi! Si je le savais, je ne serais pas venu dilapider les dividendes de Charlie Hebdo sur votre divan!

— Pourquoi, selon vous, êtes-vous devenu la risée des réseaux sociaux depuis que vous avez débuté la promotion de ce livre? (more…)

Judéobsédé

11 février 2009

obsession-poster_85x112Cette semaine, j’étais convoqué à Sainte-Anne pour ma visite mensuelle chez le Pap (psychiatre de l’application des peines). Ces salopiots en blouse blanche ont en effet assorti ma libération d’une condition: me soumettre à des examens réguliers censés leur permettre de mesurer l’évolution de ce qu’ils appellent, pompeusement, ma “santé mentale”.

Décidément, depuis la seconde Intifada le monde marche sur la tête! S’assurer de la bonne santé mentale d’un éditorialiste en vue, c’est aussi incongru que de contrôler les urines d’un cycliste sur le Tour de France. Heureusement que je suis connu pour mon sens de l’humour!

(more…)

Nous sommes tous des Sherry Jones !

13 août 2008
La censure iranienne à l'assaut des Éditions Random House.

La censure iranienne s'apprêtant à égorger les Éditions Random House.

Ce matin, Caroline a pénétré en trombe dans mon bureau, sans même frapper, rouge comme un piment, alors que je rédigeais l’hommage à Alex (Soljenitsyne) que m’a commandé la World Anti-Communist League.

— Philippe, c’est terrifiant! Mahmoud Amhadinejad a infiltré l’une des plus prestigieuses maisons d’édition américaines! La nouvelle Taslima Nasreen s’appelle Sherry Jones, elle est américaine, et son livre a été autocensuré par l’éditeur Random House sur l’injonction de Téhéran !

Parcouru de frissons à l’énoncé de cette nouvelle reculade de la civilisation occidentale face à la barbarie persane, j’ai nettoyé mes lunettes, embuées par la colère, et demandé à ma secrétaire de me resservir un Nesquik. Pendant que je reprenais mes esprits en sirotant mon breuvage, Caroline a poursuivi :

— Vois ! Tous les détails de cette nouvelle affaire Dreyfus figurent sur le bloggue de Pierre Assouline.

J’étais un peu méfiant, vous l’imaginez. Un héritier des Lumières tel que moi n’a pas pour habitude de se fier aux étrons flottant dans les tuyaux de l’Internet, cette Kommandantur libérale livrée aux pauvres et aux skinheads. Mais Caroline, qui est une spécialiste reconnue de l’antiterrorisme cybernétique, m’a rassuré.

— Y a bloggue et bloggue, Philippe. Les bloggues des gens connus qui vendent plein de livres, enseignent à Sciences Po et passent à la télé – comme Assouline et moi – sont des sources d’information tout à fait crédibles, contrairement aux bloggues insanes des anonymes venimeux qui rendent la mondialisation et les États-Unis responsables de leurs fins de mois difficiles.

C’est vrai que Caroline a un bloggue super intéressant, avec des extraits de toutes les émissions de télé où elle est passée cette année – y en a tellement qu’on se croirait aux archives de l’INA! Et puis dans les bloggues de qualité, y a aussi celui de Christophe Barbier ou de Jean-Michel Aphatie, ce qui prouve que si l’Internet était réservé aux éditorialistes responsables, on n’en serait pas là.

Mais revenons à nos moutons égorgés. Donc, un écrivain courageux, Sherry Jones, rédige un ouvrage lucide sur la troisième épouse du prophète : Aïcha. On savait déjà, grâce aux caricatures danoises publiées par Charlie, que Mahomet était l’inventeur des attentats-suicides, eh bien, ce n’était que du pipi de chameau de La Mecque à côté du pot aux roses que Sherry Jones vient cette fois nous révéler : figurez-vous que la figure sainte de l’islam a aussi inventé la pédophilie. Qu’on en juge: lorsque Mahomet a consommé son mariage avec Aïcha, celle-ci n’avait que 9 ans!

Même Caroline, qui est pourtant une spécialiste incontestée de l’islam radical depuis le 12 septembre 2001, l’ignorait, c’est vous dire si les Arabes ont pris soin de dissimuler cet ignoble secret de famille qui en dit long sur leurs mœurs dépravées. Ce n’est pas chez nous qu’on verrait ça! À titre de comparaison, quand on fiança Louis XV, à l’âge de 9 ans, à Marie-Anne-Victoire d’Espagne, on prit grand soin de respecter une différence d’âge raisonnable entre les futurs époux: la jeune femme, en effet, avait 3 ans bien sonnés.

Mais revenons à nos turbans. Le livre de Sherry devait sortir cet automne chez Random House (“la maison des lâches”, en anglais). Mais voici qu’à l’heure de préparer sa promotion, au lieu de demander une recension dithyrambique à des spécialistes de la barbarie islamique tels que mes camarades Bernard, Alexei ou Caroline, l’auteur se met en tête de solliciter une universitaire hystérique et hallalo-ramadaniste: la dénommée Denise Spellberg, “professeur d’histoire de l’Islam à l’université du Texas à Austin”, comme nous l’apprend Pierre Assouline.

Soucieuse de ménager la susceptibilité de ses amis d’Al Qaida, la Spellberg se met alors à dénigrer ce livre, que j’imagine érudit et superbement écrit, avec une violence verbale que n’eût pas reniée Pol Pot, le qualifiant de “pornographie soft”. Pire encore, répercutant le diktat du Führer de Téhéran, cette Castafiore en burqa annonce à qui veut l’entendre que si ce livre devait sortir en librairies aux États-Unis, les obscènes légions mahométanes se mettraient en route vers nos contrées civilisées pour y autodafer nos bibliothèques et y contraindre nos enfants à la virginité en vue de les épouser de force.

C’est alors que, sur la seule foi des prédictions de cette Nostradamus jihadophile, Random House décide d’annuler la parution du livre de Sherry Jones, prétextant craindre des mesures de rétorsion à l’encontre de ses employés et de toute personne contribuant à la diffusion de l’ouvrage. Un acte de censure ignoble, et la preuve ultime que la charia, après s’être imposée en France comme nouveau code civil, a enterré la sublime Constitution des États-Unis d’Amérique.

Pendant ce temps, confirmant leur perversité congénitale, les musulmans – qui ont pourtant, selon toute vraisemblance, dicté à la Spellberg son anathème par le biais du téléphone arabe – se taisent et n’émettent aucune critique contre le livre. Une attitude hypocrite qui ne trompe personne sur leurs véritables intentions, si ce n’est les islamo-gauchistes de la LCR, toujours prompts à s’aveugler sur le fascisme vert.

La morale de cette histoire, c’est qu’un éditeur qui bâillonne l’un de ses auteurs par crainte de mesures de rétorsion purement virtuelles, alors que le texte censuré ne casse pas trois pattes à un canard, n’est plus digne d’exercer sa profession. Ce n’est pas à Charlie que l’on s’abaisserait de la sorte, vous pouvez m’en croire! Comme le dit Caroline, sans se départir de son humour dévastateur malgré les plaques d’urticaire qui lui dévorent le visage dès que l’islam gagne un pouce de terrain, le Munichois qui préside aux destinées de Random House ferait mieux d’aller vendre des kebabs à Damas !

Toujours réactive lorsqu’il s’agit de défendre les valeurs universelles de l’Occident chrétien, Caro vient d’ailleurs d’entamer l’écriture de son prochain best-seller, qui sera consacré à cette affaire – et qui dévoilera en passant, à partir d’archives inédites du Pentagone, le rôle de premier plan des Iraniens dans la Sainte Inquisition.

Elle a déjà trouvé son titre : Frère Random.