Radioamateur

Pour fêter

Pour fêter mon arrivée à la tête de France Inter, j'ai décidé de faire rebâtir la Maison Ronde dans le maquis du Vercors, sur le modèle de la basilique de Yamoussoukro.

– Allô… ?

– Salut Philippe, c’est Jean-Luc.

– Alors, ça y est ?

– Ben… pas tout à fait. C’est-à-dire qu’en fait, y a toujours un peu de retard. Je suis désolé Philippe, tu vas me détester mais…

– Écoute Jean-Luc, ça fait maintenant deux mois que t’es désolé. Fait chier, merde! Je ne sais plus quoi dire aux journalistes, moi. À chaque fois qu’ils m’appellent, je prétexte queje ne suis pas à Paris, donc je ne suis au courant de rien. Pas étonnant que tout le monde sur le Web se foute de ma gueule.

Et puis je te rappelle que j’ai démissionné de Charlie Hebdo, moi, avec tes conneries. Je suis à poil, maintenant. Plus de boulot, plus de salaire, plus d’amis, et tous les illuminés du Web qui veulent ma peau. Dans un mois, tel que c’est parti, je suis bon pour le RSA.

– T’es sûr que t’exagères pas un peu, Philippe? T’as quand même des réserves, non? Entre tes dividendes et tes droits d’auteur…

– Mais de quels droits d’auteur tu parles? Tu crois peut-être que mes livres se vendent! On les tire à 50.000 exemplaires, ok, mais ensuite on en balance 5.000 en service de presse, 10.000 chez les soldeurs, et le reste part au pilon. Le dernier, à part Jean-Louis Debré et l’ambassadeur israélien en France, personne ne l’a acheté. Alors, bordel, c’est quoi, cette fois-ci, le problème?

– Écoute Philippe, tu ne vas pas le croire, mais ma grand-mère est morte avant-hier dans un accident de jet-ski…

– Tu te fous de ma gueule, Jean-Luc? Y a deux semaines, c’était ta femme de ménage brésilienne qui perdait la vie dans le crash du vol AF447; la semaine d’avant, tu partais en week-end avec les Obama; sans parler de ton escapade au pèlerinage de Chartres ou du mariage de la fleuriste du frère de ton coiffeur… Tu me prendrais pas pour un con, des fois?

– Je sais ce que tu penses, Philippe… Je comprends que ces contre-temps te contrarient un peu. Mais je t’assure que je n’y suis pour rien si ta nomination à France Inter prend du temps. Tu sais, c’est lourd, l’administration. Aussi lent à manœuvrer que le Titanic…

– Que veux-tu dire ? Y a un iceberg en vue? Nicolas a changé d’avis?

– Mais non, voyons! Tu sais bien que Nicolas a une immense estime pour toi. Il connaît tous tes albums par cœur. Sur le répondeur de son portable, il a mis ta chanson Paris-Vincennes en fond sonore…

– Mes chansons, mes chansons… Je préfèrerais qu’il lise mes livres – enfin, je veux dire, les trucs où je compile mes chroniques radio, avec une couverture en carton autour, là.

– Ne sois pas injuste, Philippe. Nicolas veut absolument te confier le job. Je vais même te dire mieux: il pense que tu as une grande carrière devant toi et que France Inter ne sera qu’une étape. Tu sais quoi? Il m’a confié qu’il envisageait de te nommer chef d’état-major des armées dès que l’occasion se présenterait.

– Oui, ben, en attendant, j’aimerais bien que tu me dises quand je l’aurai, cette CX de fonction que tu m’as promise. Et mon bureau ovale? Je veux mon bureau ovale! Et Mermet? Je veux virer Mermet! Don’t fail me, Jean-Luc!

– Ce n’est plus qu’une question d’heures, Philippe. Laisse-moi encore un peu de temps. Si je vire Schlesinger, à qui je n’ai rien à reprocher, avec le nom qu’il a, tes amis du Crif vont me traiter d’antisémite.

– C’est la nomination la plus escargotique de l’Histoire de France, cette affaire! Deux mois pour m’élire démocratiquement président de la République de France Inter, faut tout de même pas pousser. Sans compter que pendant ce temps-là, y a Charb qui n’en fait qu’à sa tête et Charlie Hebdo qui part en sucette. J’avais fait de ce canard Le Journal du dimanche du mercredi, mais ces adolescents attardés sont en train de nous ramener quinze ans en arrière. Rassure-moi, Jean-Luc: c’était pas une blague au moins, cette nomination à la direction d’Inter. Tu te serais pas payé ma tronche, par hasard?

– Tu rigoles ou quoi! Toi et moi, on est comme deux frères de lait. Et puis je n’oublie pas que c’est grâce à toi et à ta copine Carla que je suis devenu P-DG de Radio France. Alors tu peux compter sur moi pour te renvoyer l’ascenseur… dès qu’il ne sera plus en panne. Ah, attends, excuse-moi deux minutes, j’ai un double appel.

— …

– Allô Philippe ? Ça y est ! J’ai le feu vert de l’Élysée. T’es directeur d’Inter, c’est officiel. D’ailleurs il paraît que Le Monde te consacre un portrait flatteur.

– Tu déconnes ?

– Non, c’est sérieux, je te jure. À toi la CX de fonction, le bureau ovale et la respectabilité… Tu vas enfin pouvoir côtoyer les grands de ce monde.

– J’y crois pas! Directeur de France Inter! Pour fêter ça, je crois bien que je vais partir en week-end dans la Drôme. Je l’ai bien mérité, après ces semaines d’attente angoissée.

– Euh, tu sais Philippe, vu qu’on est mercredi, c’est peut-être un peu tôt pour partir en week-end…

– Comment ça ? À Charlie, je partais en week-end le lundi matin, jusqu’au samedi soir.

– Ah ? Ben là, tu vois, j’ai peur que tu doives raccourcir un peu tes RTT. Parce que directeur de France Inter, c’est pas mal de boulot quand même.

– T’inquiète pas, Jean-Luc: pour virer Mermet et Guillon, j’aurai pas besoin d’arriver au bureau à 7 heures du mat’! Hin! hin! hin!

– Je sais bien, mais il y a d’autres tâches que le nettoyage ethnique qui t’attendent à France Inter.

– Tu veux parler de mes chroniques? Tu sais bien que je les écris en dix minutes, juste avant l’antenne.

– Voyons Philippe! Si tu es directeur, tu n’auras plus de chronique. Ton boulot, maintenant, c’est de gérer l’audience, les budgets, les conventions collectives, les programmes, les syndicats, les relations avec l’Élysée…

– Tu te fous de moi, Jean-Luc? Tu m’as pris pour un énarque ou quoi! Rassure-moi, tu m’as mis un numéro 2 qui s’y connaît en radio, j’espère.

– Ben oui, bien sûr, j’avais pas vraiment le choix. Mais je compte sur toi pour bosser un peu, sinon on risquerait de m’accuser de népotisme. À la Maison de la radio, y en a qui me surnomment déjà “Jean-Luc Bongo Ondimba”…

– Mais ce surnom est amplement mérité, Jean-Luc! Tu peux me croire: avec la nouvelle grille des programmes que je suis en train de te concocter, l’audience de France Inter n’aura bientôt plus grand-chose à envier au score de la présidentielle gabonaise.

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21 Réponses to “Radioamateur”

  1. Manuel Valls Says:

    Fonce Philippe, et mets-nous du blanc, du white, du blancos à l’antenne que l’on comprenne enfin que l’avenir de la gauche, c’est la droite !

  2. Philippe V., éditorialiste martyr Says:

    Tu peux compter sur moi Manu !

    À propos, j’ai vu que tu voulais rebaptiser ton parti et moderniser son logiciel, alors j’ai pensé à un nouveau nom bien moderne, bien de gauche, bien blanc, bien white, bien blanco et toussa:

    Parti des forces nouvelles.

  3. Raphaël Enthoven Says:

    Bonjour Philippe Val, bonjour et bienvenue sur France Inter, bienvenue aux nouveaux chemins de la reconnaissance.

  4. Serge Halimi Says:

    Salut mon Philou,

    Je devrais plutôt dire mon filou. J’ai retrouvé le gentil papier que tu as écrit le 19/11/97 lorsque j’ai sorti « les nouveaux chiens de garde » (extrait ci-dessous). J’en suis encore tout ému. T’as réussi ton coup, mon salaud. Tu as enfilé le bon costume pour faire croire que tu étais passé de l’autre côté. Et ça a marché. Tout le monde croit que tu es devenu un beauf de droite. T’as même réussi à embobiner la meuf du président. Tu as eu le nez creux de faire ami-ami avec son mec d’avant, Raphaël Einthoven, histoire de te mettre la gourdasse dans la poche.
    Bon, maintenant que tu les as niqués, tu vas pouvoir sortir du bois et faire ce qu’on avait convenu. Comme tu ne peux plus faire d’antenne en tant que directeur, tu me refiles ta chronique. Et pour les emmerder, tu remets Mermet dans sa tranche horaire précédente et tu refiles celle qu’il occupe à Rimbert. Ils vont être fous.
    Et pour faire bonne mesure, tu remplaces Demorand par Denis Robert, qu’on rigole un peu.

    Tiens, la première chronique que je vais faire consistera à lire des extraits de ta critique de mon bouquin, histoire de montrer que quand tu veux, t’écris pas que des conneries…

    « HALIMI ne s’embourbe pas dans les accusations gratuites ou d’obscurs sous-entendus. Chacune de ses démonstrations est étayée de citations patiemment compilées, et j’espère qu’il est bien logé, parce qu’il doit lui falloir un sacré volume pour ranger sa terrible documentation. Chaque paragraphe est imparable et contribue à la dissection savante du monstre médiatique. Certaines citations, retranscriptions d’interviews, de débats, et portraits sont dans un caractère différent et encadré d’un trait de marge à gauche : ils sont généralement à hurler de rire, tel, page 81, le passage intitulé « Les amis de Bernard-Henri », à lire à haute voix entre copains… On pourra également, pages 98 et 99, lire avec délices la conversation entre Ockrent, July et Alexandre à propos du livre de… Christine Oçkrent. C’est un sketch de théâtre que l’on rêverait d’écrire…

    La publication des Nouveaux Chiens de garde est un signe. Il y a dix ans, celui qui dénonçait les ravages de la soumission de la politique aux lois du marché prêchait dans le désert. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les idées ont fait leur chemin. Et l’on a compris que le dégoût qu’inspirait la politique était proportionnel au succès du Front National. Ici ou là, la politique semble reprendre ses droits. J’ai la conviction que le livre d’Halimi aidera à mettre des mots sur le malaise obscur que suscite en nous la façon dont nous sommes informés. D’ici peu, le propos indispensable qu’il a le courage de tenir sera repris par de plus en plus de monde. Ce petit livre perce le secret de la duperie médiatique, et il contribuera à en éventer le pouvoir délétère Il sortira vendredi 21 en librairie, Commandez-le, parlez-en autour de vous, n’attendez pas que PPDA vous le conseille, il ne le fera pas, à moins qu’il ait des pulsions suicidaires.
    Philippe Val, Charlie-Hebdo, 19/11/97 »

  5. La French Connexion Says:

    Philippe V. Directeur de France Inter martyr. J’espère quand même qu’il finira pas comme ce brave Philippe Henriot, ça m’étonnerait quand même un peu, Val mourrir pour des idées ? Pas ce glorieux continuateur de Brassens !

  6. Leon Werth Says:

    « Poser à propos des Henriot la question de sincérité ou de conviction, c’est céder à des abstractions, c’est déjà entrer dans leur jeu. Et le mot n’est que l’arme d’une bataille de politique et d’intérêt. Demande-t-on à un joueur de poker ou de dames s’il est convaincu ? Il joue cependant et il peut jouer avec passion. Et il veut gagner. Et il joue aussi bien avec les pions noirs qu’avec les blancs »
    (Déposition – Journal )

  7. sibemol Says:

    Depuis hier, Philippe Val est saisi d’une crise de priapisme figé devant son miroir.
    Selon ses médecins, c’est un symptôme normal de cette maladie étrange dite de l’énarchie qui commence par la chute des cheveux puis par un gonflement de la tête pour finir par atteindre le nirvana inaccessible de la racaille de quartier : se la pêter à donf sans avoir à sentir sous les bras, amasser un max d’oseille, niquer tout ce qui se présente, et avoir droit à une villa en corse sans qu’elle saute.
    L’évolution prochaine de la maladie à prévoir est l’obtention de la légion d’honneur.

  8. Top Posts « WordPress.com Says:

    […] Radioamateur – Allô… ? – Salut Philippe, c’est Jean-Luc. – Alors, ça y est ? – Ben… pas tout à fait. […] […]

  9. Nobo Says:

    Y aura des chroniqueuses communistes en Burqa ?

    http://bougnoulosophe.blogspot.com/2009/06/la-complainte-dandre-guerin.html

  10. julien Says:

    pathétique

  11. le dormeur du sac à purin Says:

    Philippe V. Directeur de France-inter autopropulsé…

  12. Bernard-Henri Lévy Says:

    Phillipounet !
    Il faut absolument que tu ailles à France Inter au plus vite pour dénoncer ce nazislamiste de Ahmadinejad qui est franchement beaucoup trop soutenu sur notre radio nationale.
    Au besoin, je peux faire un petit voyage là-bas pour y raconter pleins de belles choses (comment Mousavi va arrêter la guerre dans le monde et distribuer des bisounours aux pauvres petits israëliens et géorgiens qui meurent de faim) et surtout, me dénuder en direct à la radio.

    Bises d’Arielle !

  13. Le gloupier Says:

    Ce n’est pas des croissants qui vont être distribués à France Inter mais des tartes à la crème!

  14. Chantal Says:

    …des tartes à la crème,n’écoutez pas tous ces jaloux qui aimeraient bien eux aussi être ami-ami avec la première dame et son ex et son actuel et les autres aussi si ça peut servir!Vous faites une belle carrière,Filou,pardon,Philou,,à côté de cela,ceux qui se battent pour des idées et des valeurs ne sont que des utopistes stériles!!!!!!

  15. Philippe V., éditorialiste martyr Says:

    Sœur Caroline vient de pondre un nouveau chef d’œuvre dans Le Monde. Un édito comme on n’en fait plus depuis que j’ai arrêté d’en écrire.

    Ça concerne l’hodjatoleslam Vincent Geisser, le demi-frère en ignominie de Daniel Ben Mermet. Ainsi, même le CNRS est infiltré par ces égorgeurs de moutons qui lapident les femmes en burqa! Et tout ça avec l’argent des contribuables, donc des auditeurs de Radio France!

    Vous pouvez me croire : sur France Inter, aucun Frère musulman ne passera à l’antenne (en tout cas, pas vivant), qu’il appartienne au CNRS, à l’EHESS ou à la Waffen-SS.

  16. NicolasS Says:

    Cher Philippe,
    Tu sais comme je t’aime, et comme Carla t’apprécie. A moins que ce soit le contraire. Bon, toujours est-il que tu y va parfois un peu fort. Je t’ai jamais demandé d’envoyer Pommier dans les choux.
    OK, il a une sale gueule et il lit « La Princesse de Clèves » pendant sa pause café. Mais là, tu vois, tu me fais vraiment passer pour un con. Ou pour un Berlusconi à petits pieds. Oui, je sais, c’est pareil.
    T’es plus à la tête de ton canard, Philippe. A France Inter, ils ont encore des syndicats, et tu sais que ces types là rigolent pas, mais alors pas du tout avec le code du travail. Tu peux pas virer un mec comme ça, à peine les Weston posées sous le bureau. Moi, même Rachida j’ai été obligé de lui trouver un job ailleurs avant de la foutre à la porte avec ses cartons à chapeau.
    Non, tu déconnes, Philippe. Tu sais, tu as ma confiance, mais faut aussi que tu respectes quelques règles. Ton ego, tu te le carres au cul si tu veux garder ton job. Moi? Mais moi, c’est pas pareil, moi je suis le Président et puis, de toutes façons, je me trompe jamais.
    Mais toi, Philippe, tu as encore beaucoup à apprendre. Oublies pas d’où tu viens: du peuple, oui. Autant dire de nulle part. Alors fais pas le con…
    Ecoute, tu me programmes Carla 15 fois par jour pendant un mois, et puis on passe l’éponge sur ce petit dérapage. OK? Tu sais, petit, je t’aime bien quand même…

    Nico

  17. Chantal Says:

    Je jubile,cher Philou,vous avez,dans les deux heures qui ont suivi votre nomination à France inter,viré ce monsieur Pommier qui avait eu l’audace de citer Siné hebdo dans sa revue de presse(l’outrecuisant personnage!!!)!!!!!
    Quel grand démocrate vous êtes!!!Que la liberté de presse est bien défendue avec vous,quel respect des opinions des autres,quel esprit libre et ouvert!!!Quel beau cadeau Sarkozy a fait à France inter,en lui livrant votre auguste personne!!!Les syndicats ne s’y sont pas trompés,non plus,et célèbrent déjà partout vos louanges!!!!

  18. Laurent J. editorialiste barbichu Says:

    Bravo mon Philou,

    Ce Pommier citait trop peu Libération à mon goût.
    La place étant désormais vacante je te propose mes services.
    Pour une vraie revue de presse digne de ce nom où je ne parlerai que de Libé et que de Charlie (enfin il faudrait que tu leur passes un coup de fil en tant qu’actionnaire car je leur trouve fort mauvais gout depuis ton départ) et aussi de la presse qui encense notre bon Nicolas.
    (Il aime me taquiner, je lui rends la pareille) mais je l’aime bien quand même.

  19. Philippe V., éditorialiste martyr Says:

    J’ai reçu ce courrier sur mon compte Youtube.

    C’est vraiment navrant de constater qu’il y a encore des gens dans ce pays qui, outre leur prud’hommalisme bêlant, ne me connaissent ni pour mes livres ni pour mes éditos, mais “vaguement de vue (à la TV)”!

    Pour éviter le lynchage de l’auteur de ce message par les fidèles lecteurs de ce blog, je préfère anonymiser son patronyme (que Dieu lui pardonne ses péchés!).

    ———
    Objet : je viens de lire un article !
    Date : 22 jun 2009

    Message :

    bonjour monsieur, je ne vous connais pas vraiment! vaguement de vue (à la TV).

    J’ai lu que vous aviez décidé de virer un type qui bosse à France Inter, pour « vengeance personnelle » !
    Je suis un français moyen ( un peu naïf ), donc je crois ce que je lis dans la presse !

    Je pense que c’est grotesque de mettre quelqu’un au placard pour motif personnel, alors que ses résultats sont bons et en progression !

    Alors oui, quand j’ai lu cet article j’ai été choqué de voir que le pouvoir rend les gens con, car c’est surement une décision très conne que vous avez prise.

    Je ne connais pas la victime de votre décision, je suis juste un citoyen lambda, mais je voulais vous dire ce que je pensais de cette histoire.

    C’est lamentable.

    PS : sinon bonne continuation pour votre nouveau poste à France Inter, je vous souhaite d’avoir au moins la même réussite que la personne que vous avez viré (ou déprogrammé), mais de ne pas subir la même fin.

    Cordialement
    Arnaud L.

  20. Louise Says:

    – Jean-Luc, je crois que j’ai fait une connerie….
    – mais non, mon Philou, tu as fait comme tu le sentais !
    – Tu aurais dû m’empêcher de faire ça quand je t’ai demandé si je pouvais y aller, j’ai tous les journalistes à dos maintenant.
    – T’inquiète pas Philou, ils vont oublier…
    – j’ai une mauvaise intuition.
    – Arrête Philou, tu débutes à la radio, bon excuse-moi, mais j’ai du boulot là.
    – tu me laisses pas tomber au moins Jean-Luc ?
    – Enfin Philou, on est potes non ?

    Et voilà comment le martyr de Philippe V. se prolongera en septembre devant le bureau du pôle-emploi près de chez lui.

  21. Enzo L Says:

    Cher Philippe,

    C’est imminent. Non, ça a déjà commencé. Les foudres du dieu païen internet s’abattent une deuxième foi sur toi.
    Encore une fois tu l’a cherché gros bêta.

    Je voudrais te dédier cette chanson qui, il me semble te convient merveilleusement en ce moment difficile. Elle est d’un sale gaucho Brésilien, le titre c’est « calice », puisse tu le boire jusqu’à la lie!

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