Le Procès (de Philippe V.)

légende

Tout bien réfléchi, je me demande si Alexei et Bernard ont eu raison de demander le rétablissement de la peine capitale pour les délits de presse…

– Accusé, veuillez vous lever et décliner vos nom, prénom, âge et profession…

– Joseph K., euh, pardon: Philippe V., 56 ans, éditorialiste martyr et philosophe de comptoir.

– Monsieur V., il vous a été donné lecture de l’arrêt de renvoi devant cette cour d’assises spéciale. Je vous rappelle qu’en vertu des nouvelles lois que vos amis et vous-même avez contribué à faire voter par le Parlement, les délits de presse et autres délits d’opinion sont désormais criminalisés et passibles de la peine de mort. Qu’avez-vous à dire pour votre défense?

– Je ne comprends pas ce que je fais ici, Monsieur le Président. C’est vraiment le monde à l’envers! Les procès, normalement, c’est moi qui les instruis. Les jugements, les verdicts, c’est moi qui les prononce. En me faisant comparaître ici, c’est Voltaire que vous insultez…

Laissez donc les morts reposer en paix, Monsieur V. Je crois savoir d’ailleurs que votre tendance obsessionnelle à vous prévaloir du parrainage d’illustres disparus n’est pas étrangère à votre présence ici. Je vous rappelle que les descendants de Spinoza, Montaigne, Voltaire, Jean Jaurès, Léon Blum et Jean Moulin, pour ne citer qu’eux, comptent parmi les parties civiles. Contentez-vous de la caution de vos témoins de moralité, bien vivants, eux, puisqu’à l’heure où nous parlons ils encombrent la salle des pas perdus.

– Soit. Mais cela revient au même, Monsieur le Président: en me faisant comparaître ici, ce sont les Weston de Denis Olivennes que vous piétinez.

– De qui ça?

– Vous ne connaissez pas Denis Olivennes? Il est pourtant l’un des plus brillants esprits du Tout-Paris. Cet agrégé de lettres de motivation a enseigné la philosophie chez Air France et le journalisme chez Numéricable. Son CV le prédestinait à prendre un jour les rênes du Nouvel Obs, qu’il dirige désormais d’une main de merde dans un bas de soie, comme l’eût dit Napoléon.

– Il semble que lorsque vous êtes privé de votre dictionnaire des citations, vos envolées sont quelque peu claudicantes.

– Chacun son livre de chevet, Monsieur le Président. En ce qui me concerne, le dictionnaire des citations est ma Bible, mon Coran, ma Torah réunis.

– C’est votre droit, après tout. Mais vous est-il arrivé, au cours des dernières années, d’ouvrir un livre d’Histoire. Car il appert que vos raccourcis et déformations historiques sont régulièrement de nature à troubler l’ordre public. Sans compter les propos diffamatoires, calomnieux ou injurieux qui jaillissent chaque semaine de vos éditos et chroniques, tel du pus d’un furoncle. Peut-on vous demander quels sont vos diplômes?

– J’ai un CAP de guitare sèche, Monsieur le Président. Et je viens d’être distingué par le B’nai B’rith France pour ma qualité, mon courage, mon abnégation, ma ténacité et mon engagement personnel à défendre les valeurs universelles dans un esprit d’ouverture, d’humanisme et de tolérance…

– Bref, vous n’avez pas fait d’études, si je comprends bien. C’est plutôt rare chez les “intellectuels” de votre rang, non?

– C’est que, Monsieur le Président, le travail n’a jamais été ma tasse de Nesquik. Adolescent, déjà, j’étais très paresseux. Et puis, vous savez, durant les années 1970 faire des études était plutôt mal vu. Ma culture générale, je l’ai acquise bien plus tard, grâce à Bernard Pivot et Julien Lepers.

– Je ne suis pas sûr de vous comprendre: dans vos prêches médiatiques multiformes, vous prétendez nous éclairer sur la philosophie, l’Histoire, la géopolitique, la bioéthique, mais aussi l’écologie, le sport, les nouvelles technologies et j’en passe. Pourtant je ne vois aucune trace, dans le dossier d’instruction, qui tendrait à accréditer votre légitimité dans la moindre de ces disciplines. De là à en déduire que vos théories relèvent du café du commerce…

– Comme je vous l’ai dit en me présentant, Monsieur le Président, je suis avant tout un philosophe de comptoir. Et aussi un éditorialiste de bistrot. C’est d’ailleurs ce qui fait mon charme. Par ma bouche, c’est la France profonde qui s’exprime; je suis le porte-parole des obscurs, des petits, des sans-grade…

– Autrement dit, vous écrivez vos chroniques sous l’emprise du Pastis…

– Vous voulez rire, Monsieur le Président! Je n’ai pas touché une goutte d’alcool depuis vingt ans. Cette substance rend gai, et j’ai horreur de ça.

– Alcool ou pas, vous reconnaissez en tout cas que vos “éditos”, comme vous les appelez, sont à peine dignes d’une fin de banquet à la Fête de la bière.

– Monsieur le Président, je vous rappelle que chaque mercredi, dès potron-minet, des dizaines de milliers de lecteurs se ruent chez leur kiosquier pour dévorer mon dernier anathème. Ma légitimité, c’est le peuple! Tout le monde ne peut pas en dire autant.

– Soyons sérieux, voulez-vous! Ce mythe auquel vous vous accrochez, telle une méduse au Radeau éponyme, a été sérieusement écorné par l’instruction. Je vous rappelle que d’autres que vous écrivent et dessinent dans les pages du journal que vous dirigez. D’après les Renseignements généraux, 80% des lecteurs de Charlie Hebdo l’achètent pour les dessins; et sur les 20% restants, seules deux personnes ont reconnu s’être un jour aventurées à lire votre édito – qu’aucune des deux, soit dit en passant, n’est parvenue à finir car le texte en était – je cite – “chiant comme du Alain Minc, le style en moins”. C’est dire! Il semble donc, Monsieur V., que votre contribution au succès de cet hebdomadaire soit inversement proportionnelle au montant des dividendes que vous en retirez.

– Ce sont des calomnies, Monsieur le Président! Sur France Inter, depuis plus de dix ans, des millions d’auditeurs têtent mes chroniques aussi goulûment qu’un chaton accroché aux mamelles nourricières.

– N’aggravez pas votre cas! Oubliez-vous que seules les restrictions budgétaires ayant frappé Radio France expliquent le recrutement du chroniqueur en solde que vous êtes? C’est d’ailleurs le titre d’un de vos puddings à base de chroniques recyclées, je crois. Un aveu, en quelque sorte.

– Qu’il me soit au moins fait crédit, Monsieur le Président, de ma ténacité. Croyez-vous que mon ascension s’est faite sans efforts? Pour en arriver au sacre médiatique et hollywoodien que l’Internet entier m’envie, j’ai gravi un a un, par la face Nord et sans même m’aider d’un piolet, les échelons du renoncement. Je suis un peu le Sir Edmund Hilary de l’arrivisme sans états d’âme…

– Je ne suis pas sûr que votre parcours de Rastignac soit de nature à vous valoir les circonstances atténuantes. Dans votre propre intérêt, tâchez au moins de cesser de proférer des âneries pendant votre procès.

– Vous avez sans doute raison, Monsieur le Président, mais c’est plus fort que moi.

– Vous venez de faire allusion à Internet. Or c’est principalement en raison des inepties – néanmoins injurieuses – que vous multipliez depuis près de dix ans contre tous ceux qui en font usage que vous comparaissez aujourd’hui. Pouvez-vous nous dire d’où vous vient ce mépris pathologique?

– J’ai eu maintes fois l’occasion de m’en expliquer sur mon blog, dont les billets sont versés au dossier stalinien qui m’accable, Monsieur le Président. Internet marque une régression pour l’humanité. Je le tiens de Françoise Giroud, qui a parfaitement résumé les dangers de cette invention maléfique: « L’Internet est un danger public puisque ouvert à n’importe qui pour dire n’importe quoi.” Elle devait être assassinée peu après avoir crié cette vérité qui dérange.

– Vous reprochez donc à Internet de permettre ce que vous faites vous-même depuis le début des années 1990: dire n’importe quoi tout en étant n’importe qui…

– Pas seulement, Monsieur le Président. Je reproche surtout à Internet son hostilité à mon égard. Je vous mets au défi de trouver un seul blog, parmi les dizaines de millions existants, qui me soit favorable. Dans les médias, tout le monde me célèbre; et sur le Web, tout le monde se moque de moi. C’est bien la preuve qu’il faut l’interdire d’urgence, non?

– Monsieur V., une dernière question pour aujourd’hui. Vous venez d’assimiler le site Bakchich.info au torchon pro-nazis Je suis partout. Pourtant vous ne donnez aucune information à l’appui de cette comparaison lourde de signification. Sur quoi vous fondez-vous au juste?

– Je vous demande pardon…

– Qu’est-ce qui vous permet de traiter Bakchich.info de journal collaborationniste, fasciste et antisémite? À quels écrits, à quelles attitudes faites-vous référence pour justifier ces propos tenus dans votre livre et réitérés sur les ondes de RMC?

– Mais voyons, Monsieur le président, je n’ai jamais lu Je suis partout, moi! Je ne suis pas antisémite. Demandez donc à Siné ou à Dieudonné.

– Je ne vous parle pas de Je suis partout mais de Bakchich, Monsieur V…

– C’est la même chose. Je n’ai lu ni l’un ni l’autre. Puisque je vous dis que je ne suis pas antisémite!

– Récapitulons. Vous n’avez jamais lu Je suis partout; vous n’avez jamais lu Bakchich.info; mais vous assimilez tout de même le second au premier. C’est bien ça?

– Absolument, Monsieur le Président. Comme dirait ma concierge quand j’oublie de nettoyer mes chaussures boueuses sur le paillasson: “Plous yamais ça!”

– Je répète ma question: qu’est-ce qui vous permet de qualifier l’équipe de Bakchich.info de néonazie, alors?

– Et vous, Monsieur le Président, qu’est-ce qui vous permet d’être sûr que votre père est bien votre père?

– Monsieur V., je vous rappelle que, sous la pression de vos amis néo-conservateurs, la peine de mort a été rétablie dans ce pays. N’abusez pas de la patience de la cour…

– Je vous assure que je ne comprends pas le sens de votre question, Monsieur le Président. Nous sommes en France, non? Depuis quand faut-il des preuves pour traiter un détracteur d’antisémite ou de nazi? Numéro 1 et Numéro 2 n’aiment pas Bakchich, donc moi non plus, donc Bakchich est une feuille de propagande hitlérienne. C’est un axiome, Monsieur le Président, comme tout ce qui sort de ma bouche ou de ma plume, d’ailleurs…

– Je vois: en quelque sorte vous avez été touché par la grâce, et vos paroles sont d’évangile…

– C’est tout à fait ça, Monsieur le Président. Vous voyez, quand vous voulez… Disons que je suis à l’éditorialisme parisien ce que la Vierge Marie est au catholicisme. De même qu’Elle enfanta sans avoir copulé, je n’ai jamais eu besoin de réfléchir pour savoir quoi penser…

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15 Réponses to “Le Procès (de Philippe V.)”

  1. Andy Vérol Says:

    Tant de foin pour rien… Philippe Val est politiquement correct, alors pourquoi ces « je suis Partout et Nulle Part » gaspillent du fric pour que dalle… C’est de bonne guerre putain. Mais que c’est pathétique… Et pendant ce temps-là, 140 millions de pauvres s’ajoutent au 900 autres millions… C’est politiquement correct ce que je viens de dire là. ça fait Kouchner qui a viré à droite, Val qui a viré Siné, l’extrême-droite qui a viré la croix gammée, la gauche qui a viré l’Internationale, la droite qui a viré la Nation…

    Que de temps perdu… Que d’argent. Que de polémiques sans sens. Que de combats procéduriers à l’amerloque… On joue aux intègres et on se pavannent dans les querelles de palais parigots…

    Moi, je fais le procès à mon enfance:

    http://andy-verol.blogg.org

  2. bjm Says:

    Euh, l’affirmation selon laquelle Bakchich = Je suis partout, ça rapporte combien de points Godwin! *
    Mon cher Philippe, vous vous êtes surpassé sur ce coup là!
    Attention au contrôle antidopage.

    Et ne sous estimez pas la justice de ce pays, les juges crypto bolchéviques ont encore fait preuve hier de leur pouvoir de nuisance en déboutant notre bien aimé Président qui comme vous préfère un excès de caricature à une atteint à la liberté d’expression…

    * je me dois de préciser, qu’on ne collectionne pas les points Godwin, comme les points Total.
    Le point Godwin est un point indépassable, un point de non-retour en quelque sorte.
    http://sebsauvage.net/comprendre/godwin/

  3. sergent pepper Says:

    cher monsieur val
    merci d’avoir contribué à ma culture :
    je découvre, grâce à vous que « je suis partout » était le titre d’un journal antisémite.
    dans mon ignorance crasse, je croyait qu’il s’agissait d’un sobriquet décerné à ceux qui, comme vous, font inlassablement la tournée des magazines, des radios et des télés pour tenter de vendre leur dernier pudding …

  4. philippeval Says:

    Ami entends-tu
    Le vol noir des corbeaux
    Sur le Ouèbe?

  5. Baruch Obamu Says:

    « Agrégé de lettres de motivation » va me faire l’hiver, je pense.
    Peut-être même, l’année.

  6. David.A Says:

    Moi ce sera « chiant comme du Alain Minc, le style en moins ». C’est un peu une « première gorgée de bière » quotidienne ce site!

  7. Arouet (ton ami) Says:

    Cher Philippe.
    On me signale que tu vas recevoir un prestigieux prix « des Droits de l’Homme » pour ton inlassable défense des « valeurs universelles dans un esprit d’ouverture, d’humanisme et de tolérance »: bravo!
    Tu le mérites, et je ne doute pas que cela donnera des idé&es au jury Nobel, pour l’année prochaine.

    PARIS: GALA DU B’NAI B’RITH FRANCE
    jeudi, 06 novembre 2008
    Le B’nai B’rith France organise une soirée de Gala exceptionnelle pour la remise du 5ème prix des Droits de l’Homme
    Cette soiréei s’inscrit dans le cadre de plusieurs anniversaires:
    60 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme
    60 ans de la création de l’Etat d’Israël,
    75 ans du Bnai Brith en France
    165 ans du B’nai B’rith

    Cette soirée sera présidée par
    Bertrand DELANOE, Maire de Paris
    Jacques JACUBERT, Président du BBF,
    Monsieur Daniel SHEK, Ambassadeur d’Israël en France nous honorera de sa présence.

    Ce gala aura lieu
    le Jeudi 6 Novembre 2008 à 19 Heures
    dans les Salons de l’Hôtel de Ville de Paris
    3, rue Lobau – 75004 Paris

    De nombreuses personnalités politiques et communautaires ont d’ores et déjà accepté de participer à cette soirée de prestige. Par ailleurs, nous vous réservons une composition musicale originale. Cette cérémonie prestigieuse a pour but de marquer notre reconnaissance à ceux qui, par leur qualité, leur courage, leur abnégation et leur ténacité se sont illustrés, par un engagement personnel, à défendre les valeurs universelles dans un esprit d’ouverture, d’humanisme et de tolérance : il s’agit d’Alain MORVAN, de Philippe VAL et de François ZIMMERAY.

    Nous espérons une forte mobilisation de chacune et chacun d’entre vous dès maintenant pour s’inscrire très vite.

    La participation aux frais est de 130€ par personne.
    Lieu: Salons de l’Hôtel de Ville de Paris à 19 h

  8. Adebisi Says:

    Cher Philippe,

    Merci pour ce blog. Drolissime. Bonne continuation.

    Adebisi

  9. philippeval Says:

    @ François Marie Arouet (mon ami)
    Par avance je te dédie ce prix. Même si je n’ai lu aucun de tes livres (pas le temps, malheureusement, avec tous ces plateaux télé et ces déjeuners interminables qui s’enchaînent), on m’en a dit le plus grand bien. Dès que je peux, je case ton nom dans mes éditos ou sur l’étiquette de mes puddings: comme dit Bernard, “c’est vendeur et ça fait de gauche”. Pour le Nobel, je te trouve bien optimiste. J’ai bien peur de devoir me contenter du prix Godwin

    @ Baruch Obamu, David. A et Adebisi
    N’en jetez plus, vous me faites rougir. Or comme vous le savez, du rouge au rouge-brun il n’y a qu’un pas, que j’ai vite fait de franchir. Puisque vous semblez apprécier l’humour au 3e degré, je vous recommande mon dernier livre: il est vraiment impayable!

  10. Alexei Says:

    Quand, ce matin, Caroline m’a appris que les ennemis de la Pensée Occidentale ont osé porter plainte contre toi, j’ai été tellement dégoûté que je n’ai pu finir ma 3 ème assiette de tartiflette.

    Je suis à ta disposition pour écrire un J’accuse qui fera date, Philippe.

    Alexei

  11. Richard Malka Says:

    Je contacte Arno Klarsfeld de ce pas afin que nous préparions ta défense pour ce nouveau procès stalinien.

    Comme tu as mis sans vergogne Charlie Hebdo à mon service, j’accepte, cette fois, de travailler gratuitement. Ce combat est aussi important que celui que nous menâmes lors du procès des caricatures, alors si Daniel Leconte pouvait en faire un film ( et m’associer aux droits ) ta carrière hollywoodienne pourrait en être relancée.

    Richard.

  12. philippeval Says:

    @ mon pauvre Alexei
    Tout le monde se focalise sur la comédie que nous joue cette terroriste non repentie de Petrella, tandis que tu maigris à vue d’œil… McCarthy, reviens, ils sont devenus fous!

  13. E300 Says:

    E210, Maître

    Cette crypto-plaidoirie-de-veau devrait servir d’exemple à nos futurs défenseurs. Même Richard Malka (béni soit sa robe) devrait en prendre de la graine…

    ( :-DDDDDDD…)

  14. bjm Says:

    Aïe, vous deviez penser que votre ami Richard serait libéré de ses obligations envers Clearstream contre Denis Robert et serait dès lors à même d’assurer votre défense.

    La banque des banques a fait une proposition par voie de presse (relayée par le quotidien vespéral des marchés) d’abandon des procédures envers le diffamateur.

    Hélas pour vous, ce dernier n’est pas d’accord…
    http://www.liberation.fr/medias/0101165560-pourquoi-je-decline-la-proposition-de-clearstream

    Je crains hélas que l’ami Richard ne soit encore très pris les prochaines semaines…

    Courage, E210! Le réseau Turbigo se mobilisera pour vous tirer de ce mauvais pas! Vous n’êtes pas seul.

  15. nikonekro Says:

    Le général picard doit se tordre de honte et de douleur face à un tel tsunami d’inspiration!

    bravo! l’ami ça trou l’cul…

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