Philip Val, agent fédéral satirique (1)

légende

Je n'ai que 24 heures pour faire rendre gorge à Saddam Halimi. Ce prédicateur halluciné de la critique fondamentaliste des médias menace de parachuter sur Los Angeles des pâtisseries orientales renfermant les versets sataniques de Pierre Bourdieu…

Mon nom est Philip Val et je suis agent fédéral satirique.

Un déluge d’emmerdes s’est abattu sur le Pays des hommes intègres.

Un terroriste octogénaire a pris possession des studios de CNN et menace de diffuser à la planète entière une apologie télévisuelle du conspirationnisme. Des talibans exercent un chantage au couscous sur la gastronomie américaine. Mon fils adoptif, Bernard-Henri-Lévy Val, fait l’objet d’une fatwa anonyme puis disparaît mystérieusement. Et au sein de ma propre unité, le commando Turbigo, des traîtres non identifiés semblent avoir partie liée avec l’ennemi.

Pour espérer sauver l’Occident, je dois passer 24 heures sans dormir, ni boire de café, ni aller faire caca.

Alors, comment vous trouvez le pitch? Ça fout les jetons, hein? Je trouve ça important qu’il y ait des programmes télévisés qui associent divertissement et géopolitique. Mais oui, la géopolitique, vous savez bien: cette science qui permet de distinguer les méchants pays des gentils, et de les dessiner ensuite sur un planisphère dans des couleurs différentes, histoire qu’on n’aille pas, par mégarde, passer nos vacances chez des communistes, des fondamentalistes ou tout autre rebut de l’humanité dont le nom se termine par “iste” – ou par “zi” .

Je vous l’ai déjà dit, je crois: je serai la révélation de la prochaine saison de “24 heures chrono”. C’est Kiefer qui a remué ciel et terre pour m’avoir, après avoir ressenti le choc de sa vie devant le film de Daniel Leconte. Au début, curieusement, il me voyait dans un rôle de composition: un vieux général à moitié gâteux du Département de la Défense, autoritaire et psychorigide à souhait, tombé dans le maccarthysme et l’islamophobie dès la maternelle et qui rêve de déclencher une guerre nucléaire d’envergure.

Comme je lui faisais remarquer que jamais les téléspectateurs ne pourraient m’identifier à un Val-t-en-guerre, et a fortiori à un mec antipathique, Kiefer a changé son Famas d’épaule et m’a mitonné un rôle à ma mesure: un agent fédéral satirique à qui toutes les contrariétés de la terre semblent promises mais qui, à force de relire Spinoza et de dîner chez Élisabeth Badinter, parvient à sauver de la lapidation culinaire l’Occident judéo-chrétien et l’American Way of Life.

Sur ma lancée, j’ai également convaincu Kiefer que mon diplôme de géopolitologue, obtenu sur i>Télé, associé à ma capacité à broder chaque semaine de nouvelles histoires imaginaires dans mes éditos et chroniques, me prédisposaient à être le scénariste de cette “nouvelle journée”. Il m’a répondu que les producteurs étaient très exigeants mais qu’on pouvait toujours essayer.

Malheureusement, mon premier jet l’a un peu déçu. Il faut que dire que j’ignorais tout de cette série, si ce n’est qu’elle a opportunément réhabilité dans l’opinion la saine conviction que la guerre au terrorisme justifie tout, et aussi qu’il faut se méfier des Arabes, surtout s’ils sont nos voisins de palier et qu’ils vivent comme Monsieur tout le monde, car c’est quand on croit leur fondamentalisme assoupi qu’ils en profitent pour égorger la main qui les a nourris en son sein. Par exemple, je n’avais jamais entendu parler du principe même de la série: vingt-quatre épisodes d’une heure chacun pour raconter une histoire censée se dérouler en temps réel. Le rythme est haletant, à tel point qu’aucun des personnages principaux n’a le temps de prendre une douche ou d’aller aux toilettes de toute la journée. Heureusement que ce n’est que du cinéma!

Dans mon tout premier jet, j’avais, bêtement, noté dans le scénario: “23 heures-15h00 : Philip dort.” Ben oui, l’épisode se passe un dimanche, et moi, le dimanche, je fais la grasse mat’ pour récupérer d’avoir tant réfléchi pendant la semaine. Mais Kiefer m’a expliqué que la coutume, dans cette série, c’est que personne ne dort, sauf quand il a été tué ou assommé par Jack Bauer. J’ai dit que bon, c’est pas grave, que j’allais m’immerger dans les DVD des saisons passées et rendre un scénario à te filer une crise d’urticaire à Ben Laden – tant il est vrai que la terreur doit changer de camp.

Voilà ce que ça donne (je vous mets les épisodes par tranches de deux heures, avec une coupure de publicité à mi-parcours). Si mon synopsis est accepté, je compte faire appel à Daniel et Caroline pour étoffer les personnages et développer les dialogues.

6 heures-8 heures
Un coup de fil me tire de mes rêves de gloire au moment où Jean d’Ormesson prononce mon discours de réception à l’Académie française, au fauteuil de la regrettée Hélène Carrère d’Encausse. C’est Alex, alias “Triple Cream”, le patron de la cellule antiterroriste.

– Philip, on a un gros pépin. Rapplique immédiatement. Ne perds pas de temps à te raser, c’est très urgent.

Pour aller plus vite, je pars de chez moi sans même m’habiller, avec juste un slip kangourou et une paire de tongs, mais la police m’arrête pour exhibitionnisme sur la voie publique avant même que j’aie atteint mon scooter. Je passe le second épisode au commissariat, à essayer de convaincre ces ânes du LAPD que je suis bien un agent fédéral satirique.

8 heures-10 heures
Quand j’arrive à la CTU (Counter-Terrorist Unit), toute l’équipe est dans la salle de réunion. Pendant que j’enfile l’uniforme que m’a gentiment prêté un agent d’entretien, Alex me met au parfum:

– Philip, on a assez perdu de temps comme ça. Un commando taliban s’est infiltré dans un entrepôt de la zone industrielle de Los Angeles qui contient 90% des stocks de peanuts butter du pays. Ces kamikazes sont bardés d’explosifs à l’harissa. Si nous intervenons ou que nous n’accédons pas à leurs revendications, ils menacent de tout faire sauter. Ce qui plongerait la première démocratie du monde dans l’ère de la malbouffe…

– Que veulent ces mother fuckers? rétorqué-je, dignement, malgré la rage qui me noue les tripes.

– J’ose à peine le dire, c’est tellement infâme. Ils… ils réclament que le président annonce dans son intervention télévisée, ce soir à 21 heures, que les dindes de Thanksgiving seront désormais remplacées par… par… (sanglots) du couscous boulettes…

– C’est effroyable ! Autant revêtir la Statue de la Liberté d’un tchador, ou demander à nos GI’s de pacifier l’Afghanistan habillés en tutu…

– Mais il y a autre chose, Philip… Le chef du commando exige que tu cesses de parler de géopolitique dans tes éditos et chroniques: il réclame que tu te limites désormais à des sujets à ta portée, comme la dénonciation de la tauromachie ou du football…

De rage, en tapant du poing sur la baie vitrée de la salle de réunion, je me broie le métacarpe. Je passe la fin de l’épisode à l’infirmerie de la CTU.

10 heures-12 heures
Jack et moi voudrions bien boire un café, mais le temps presse. Au pas de course, nous rejoignons Carol-Lynn, la spécialiste de l’informatique islamique à la cellule, qui nous montre les photos satellites de l’entrepôt. Les lieux grouillent de talibans enfouraillés.

– Regardez ! s’écrie-t-elle soudain. Il y a quelque chose de curieux. Quand ces types font leur prière, le derrière en l’air, ils ne sont pas tournés vers La Mecque… mais vers Boston!

– Boston ! Mais pourquoi Boston ? s’interroge Jack à voix haute.

– Carol-Lynn, fouille sous les jupons d’Edvige et ramène-moi tout ce que tu pourras trouver dans la base de données sur les connexions entre Boston et les intégristes musulmans. Est-ce que Mahomet y a passé ses vacances? Est-ce que c’est là qu’est né l’ayatollah Khomeyni? Est-ce que Tariq Ramadan y a obtenu son MBA?…

Pendant qu’elle se met au travail, la sonnerie de mon portable retentit. C’est Fiammetta, la nounou de mon fils cadet, Bernard-Henri-Lévy. Elle a la voix des mauvais jours.

– Monsieur, c’est terrible ! Le facteur vient d’apporter une lettre anonyme. Je n’ai pas osé l’ouvrir, mais l’inscription sur l’enveloppe est terrifiante: “Fatoua poure bernar-Henry-lévis VAL”. Et c’est rédigé avec trois feutres de différentes couleurs, d’une écriture simulant celle d’un enfant de huit ans. C’est machiavélique. Je dirais même plus: c’est sergehalimique!

– Fiam’, verrouillez immédiatement toutes les portes blindées de la propriété et lâchez les rottweilers dans le parc. Et dites bien aux sentinelles, sur les miradors, de se tenir sur leurs gardes. Quant à BHL, mettez-lui un dessin animé – le DVD de Bosna doit traîner sur la coiffeuse Louis XV – et dites-lui que Papa rentrera dès qu’il aura sauvé le monde.

12 heures-14 heures
L’épisode commence dans l’entrepôt, au milieu des terroristes, qui dissimulent leur visage derrière des masques de personnages de Walt Disney. Curieusement, ils parlent sans aucun accent. Et ils ont de drôles de prénoms pour des talibans: Daniel, Henri, Sébastien, Pierre, Mona, Mathias… Certains d’entre eux boivent une bière en jouant à la belote. Bref, l’ambiance n’est pas vraiment celle d’une medersa kaboulie.

– Jack, dis-je à mon collègue, si ces sons of a bitch sont des talibans, alors moi je suis de gauche!

– Je suis bien d’accord avec toi, Philip, me répond l’agent Bauer: il n’y a aucun risque que tu sois de gauche.

La scène suivante se déroule à la Maison-Blanche, où la cellule de crise constituée dans l’urgence s’affaire autour du président. Le représentant du Pentagone, Andy Glucksmann, est catégorique: il faut raser Kaboul, Damas, Bagdad et Téhéran, bombarder l’entrepôt, fermer les frontières, arrêter préventivement tous les Mohamed des États-Unis et, surtout, envahir au plus vite les terres arachidières d’Afrique et d’Asie, afin de reconstituer nos stocks de beurre de cacahuète avant que nos concitoyens, affolés, n’apprennent que nos réserves sont menacées. Autour de la table, tout le monde est d’accord avec cette proposition, tout à fait conforme à la morale chrétienne et au slogan qui résumait, sur les affiches de campagne du président, fraîchement élu, sa future politique diplomatique:Les couilles sont de retour.

Mais un nouveau coup de théâtre survient. Le président renâcle. Aurait-il oublié sa promesse électorale de raser leur barbe aux mollahs iraniens? Le voilà qui envoie sèchement dans les roses ce pauvre Andy, tout en prétextant avoir besoin d’un peu de temps avant de prendre une décision.

– Ça pue le Munichois, à Washington, me dis-je en moi-même, révolté par tant d’inconséquence. Y a des éditos de Charlie qui se perdent!

14 heures-16 heures
La pression monte d’un cran. Fiam’ me rappelle en catastrophe. BHL, mon tout petit, mon héritier, la chair de ma chaire de philosophie, a disparu sans laisser de traces. Sur le tapis du salon, son kidnappeur a abandonné quelques poils de barbe qui sentent le loukoum, ce qui indique clairement d’où vient le coup.

À la CTU, nos spécialistes essaient d’identifier le commando de terroristes à partir d’échantillons de voix provenant des écoutes téléphoniques du fichier Edvige. Nul doute que ces salauds de kamikazes antiaméricains auront été fichés dès leur treizième anniversaire.

À la Maison-Blanche, le conseiller diplomatique du président, Alan Finkielbush, est de plus mauvais poil encore que d’habitude.

– Monsieur le président, aux JO nous avons déjà été la risée du monde entier du fait de l’omniprésence d’athlètes nègres dans les rangs de notre délégation. Si vous ne déclenchez pas immédiatement le feu nucléaire contre Téhéran, nous allons passer pour les organisateurs de la Gay Pride…

– Vous voulez dire qu’on se fera traiter de tarlouzes, Alan, c’est ça? Vous ignorez donc que les noirs et les homosexuels sont nos frères, nos égaux? Vous avez de la merde dans les yeux, Alan? Vous ne lisez pas les journaux? Ignorez-vous que je suis noir ET homosexuel?

– Monsieur le président, nous n’avons plus le temps de nous chamailler. Ces exciseurs de merguez viennent d’infliger une tournante à la Convention de Genève. Vous ne pouvez pas rester sans rien faire! Priver un enfant américain de peanuts butter, c’est le priver d’avenir.

– Alan, je dois vous faire une confidence. Jurez-moi que vous garderez ça pour vous.

– Je le jure sur la tête d’Oriana, mon épouse défunte, qui a fait de moi ce que je suis, Monsieur le président…

– Eh bien voilà : vous savez, je n’ai pas toujours été protestant, comme tout honnête homme. Autrefois, il y a bien longtemps, j’ai vécu sur une terre lointaine qui s’appelle l’Afrique.

– L’Afrique, Monsieur le président? Mais où est-ce donc? Dans notre système solaire?

– Alan… mon père était musulman… Et j’ai moi même été un jour un musulman…

– …

– Alan, vous ne vous sentez pas bien?

– Un musulman ?… Voyons, Monsieur le président, vous me taquinez… c’est… c’est impossible. Les États-Unis ne peuvent être dirigés par un terroriste, n’est-ce pas? Nous sommes le pays de la Liberté, du Ku Klux Klan, de la CIA et du Patriot Act… Nous sommes les descendants des Pilgrim Fathers. Les Américains sont chrétiens, je l’ai appris à l’école.

– Alan, j’ai une autre confidence à vous faire. Depuis l’enfance, j’ai toujours adoré le couscous.

– Le quoi, Monsieur le président?

– Vous ne connaissez pas le couscous, Alan?

– Seulement de réputation, Monsieur le président. Mais je n’ai jamais goûté à ce poison, je ne suis pas fou…

– …

– Monsieur le président… dois-je comprendre que vous êtes du côté de ces terroristes, qui menacent ce que nous avons de plus sacré?

– Je ne sais plus, Alan… Je… je crois que c’est ce satané ramadan qui me fait dire n’importe quoi. J’ai faim, Alan…

16 heures-18 heures
Les traits tirés, les yeux rougis à force de scruter l’écran de son ordinateur, Carol-Lynn continue d’interroger la base de données à la recherche de l’identité des pirates de l’air, qui cette fois opèrent au sol. Elle a reçu l’assistance d’un de nos agents infiltrés dans l’état-major d’Oussama Ben Laden, Mohamed Sifa, qu’on appelle tous Sifa-Oui car à chaque retour de mission il raconte ce que la direction de la CIA a envie d’entendre.

L’analyse ADN des poils de barbe islamique retrouvés à mon domicile indiquent qu’ils proviendraient en fait d’une chèvre protestante en peluche. Le mystère reste entier et BHL, introuvable.

À la Maison-Blanche, Alan informe les “faucons” de l’entourage présidentiel que le chef de l’État, s’étant rendu coupable de haute trahison gastronomique et d’apostasie, doit être destitué avant son discours à la nation, prévu pour 21 heures.

Retour à la CTU. Tandis que Carol-Lynn, rayonnante, sort de son bureau en hurlant qu’elle a tout compris, un message crypté nous annonce une nouvelle tuile: un second groupe de terroristes vient d’infiltrer le siège de CNN à Atlanta. Leur chef entend diffuser un documentaire de près de trois heures sur la chaîne tout info et il exige que le signal soit repris par l’ensemble des chaînes nationales. Si nous refusons, il menace de lire à haute voix La Misère du monde, de Bourdieu, à l’ensemble de la rédaction de CNN.

Retour dans le bureau de Carol-Lynn, qui annonce triomphalement:

– Je les ai identifiés : on a affaire à des types sérieux. Des pros de l’embrigadement des masses. Des nettoyeurs méthodiques et bolcheviques. Ils se font passer pour des talibans, mais leur haine fondamentaliste a pour Coran Le Capital.

Celui-là, avec son masque de Pinocchio, c’est Pierre Carles, dit Carlos: casse-couilles multirécidiviste, théoricien de l’action directe audiovisuelle, spécialiste des explosifs à retardement, trente fois condamné, trente fois évadé…

Rox et Rouky, là, qui sont plongés dans les mémoires d’Evo Morales, ce sont Mathias Reymond et Henri Maler, les Dupond et Dupont de l’Agence Tass de la critique des médias: l’Action criminelle contre les éditorialistes (Acrimed), un think-tank financé par Caracas.

Alice au pays des merveilles, c’est Mona Chollet: activiste palestinienne circulant avec de faux papiers suisses, cette experte en désinformation sur Internet était parvenue à s’infiltrer un temps au sein du commando Turbigo, en déjouant tous les portiques de sécurité.

Et celui-là, regardez, avec son masque de Robin des Bois: Serge “Saddam” Halimi, inspirateur de multiples mouvements de guérilla antilibéraux, donc antidémocratiques, et empailleur de chiens de garde.

Il y en a encore quelques autres dont je vous reparlerai, poursuit Carol-Lynn, mais attendez: vous n’avez pas entendu le meilleur! J’ai compris pourquoi ces fous furieux se tournent vers Boston lorsqu’ils prient.

– Raconte! Vers quelle obscène Ka’ba marxiste ces tueurs d’enfants se prosternent-ils?

– MIT.

– Quoi, mite?

– Ème Aye Ti ! Massachussets Institute of Technology. Ça ne vous rappelle rien?

– Tu veux dire que…?

– Oui. Ces mercenaires sont à la solde d’Avram Chomsky, cette hyène grabataire anti-impérialiste. L’invasion de l’entrepôt de peanuts butter n’était qu’un leurre. Ces arracheurs de maïs transgénique entendent diffuser Manufacturing Consent sur les chaînes américaines. La lutte des classes des civilisations vient de commencer…

(à suivre)

Photo : © Reuters / Khaled al-Hariri, via Boston.com

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11 Réponses to “Philip Val, agent fédéral satirique (1)”

  1. Hnk Says:

    Bonjour,

    Tout d’un coup, j’ai peur : ce blogue ne serait-il qu’un faux nez de l’internationale nazislamo-gauchisto-altermondialiste ? Derrière le visage avenant de Philippe Val, se pourrait-il que se cache le masque hideux de Serge « Saddam » Halimi ? Ce blogue pourrait-il n’être qu’un canular destiné à ridiculiser le Pont de Joinville de la pensée, Philippe Val, notre seul espoir contre les forces obscurantistes chavéziano-eurabiennes ?

    Rassurez-moi ! Je ne veux pas que Teddy, mon ours en peluche bien-aimé, soit rebaptisé Oussama !

  2. Nobo Says:

    Il manque Caroline Forest à tes tags !
    Sinon excellent comme d’hab…

  3. Chirine Ebadi Says:

    Dear Mr Val,

    I was worried about your silence after my first message, three days ago.
    I thought that, maybe, you situation and your fight against obscurantism forced you to stay hidden, but as I can see, I understand that your business was due to tour new implication in Hollywood.

    I’m glad to see that your talent is so quickly recognized. Indeed, I guess you’ll not have enough time for coming in Oslo.
    I’m sure that all thes issues will not compromise your chances for the prize.
    Kofi sends you his greetings.

    Always with you,
    Chirine XXX

  4. philippeval Says:

    @ Hnk
    Je vous rassure, c’est bien moi, DJ Philippe, aux platines. Même si Arcane propage sur ce blog une théorie conspirationniste prétendant le contraire

    @Nobo
    C’est réparé, merci.

    @ Chirine
    Tu sais très bien que je suis fâché contre toi depuis que tu as pris position contre l’exclusion de l’école publique des petites garces qui piétinent la laïcité avec leur foulard islamiste. En plus c’est pas demain que j’irai à Oslo, vu les compromissions de la Suède avec les nazis durant la Seconde Guerre mondiale!

  5. Riss Says:

    Vous êtes fort chef !

    J’ai 3 questions à vous poser, si vous le permettez chef.

    1-J’ai lu dans votre excellente interview aux Inrocks que votre scène primitive politique était l’Affaire Dreyfus. Je me suis jeté sur Wikipedia et je n’ai trouvé aucune référence à Votre Grandeur dans l’article consacré à l’Affaire. Qu’en est-il ? Wikipedia serait-elle livrée à S. Mazurier ?

    2-J’ai vu dans + Clair, ce samedi, que vous détestiez Frédéric Taddeï pour un motif que je n’ai point compris. Les arguments ont disparus au montage ( sûrement un coup de M. Boujut ) ce qui est dommage car il devait y avoir de quoi décrocher un point Goodwin. Pourquoi cette haine ? Taddeï serait-il un suppôt de Siné ?

    J’ai posé ces trois questions à Caroline mais elle est occupée à démontrer la responsabilité de la finance islamiste dans la crise économique actuelle. Pourriez-vous me répondre ?

    Enfin, ma 3ème question :

    Comment on devient chef, chef ?

  6. Maurice G. Dantec Says:

    Bonjour Monsieur Val, héros mutant de l’Occident.

    Que diriez-vous de vous associer à moi afin de sortir un livre d’échange épistolaire qui fera la nique à celui de BHL et Houellebecq ?

    Je me reconnais dans votre défi lancé à la face voilée du fascisme vert et dans votre défense de l’OTAN, dernier rempart contre la dévolution socialo-islamiste.

    J’ai tatoué sur la fesse droite le sigle de l’OTAN. Faites de même sur votre fesse gauche afin que nous soyons Frères d’armes dans le combat de l’Occident contre les Rouges-verts !

    M.G. Dantec.

  7. b Says:

    Cette prose avertie nous conduit opportunément vers LE grand débat qui agite en ce moment les esprits éclairés de ce pays :
    faut-il appliquer la brillante stratégie du choc élaborée par vos amis néoconservateurs à la clique socialiste ?

    http://pourceau.wordpress.com

  8. philippeval Says:

    @ Riss
    Tu sais, Riss, à Charlie c’est moi qui pose les questions. Mais comme tu prends la gloubiboulgosphère à témoin, voici ma réponse à ta première question.

    Pour être précis, j’ai déclaré aux Inrocks:

    “Nous, on a eu entre 18 et 35 ans entre 1968 et 1985, et ma scène primitive en politique, c’est l’affaire Dreyfus. Ma période de formation d’adulte passe par ces années où la France travaille enfin sur sa mémoire. C’est aussi le cas pour Joffrin, Olivennes, etc. Les mômes qui arrivent aujourd’hui dans les rédactions, qui ont 30 berges, leur scène politique primitive c’est le conflit israélo-palestinien. Ils sont propalestiniens et ils n’ont pas vécu adultes la période 68-85 de travail de mémoire.”

    Je crois que c’est clair, non? Non? Ah bon. Alors pour Riss, qui n’a jamais été très fufute, je reprends depuis le début:

    1. L’affaire Dreyfus s’est déroulée entre 1968 et 1985
    2. La France a travaillé sur sa mémoire pour mieux cerner le rôle de Vichy dans l’affaire Dreyfus.
    3. Un gars de “trente berges” est un “môme”.
    4. Le conflit israélo-palestinien a débuté dans les années 1990.
    5. Les jeunes, dans les rédactions, sont forcément pro-Palestiniens (puisqu’ils sont jeunes et qu’ils n’ont pas vécu de scène primitive dans les années 1968-85).
    6. Ces mômes sont des cancres qui n’ont pas fait leurs devoirs de mémoire.
    7. Les Palestiniens sont des primitifs sans mémoire.
    8. Joffrin et Olivennes ont de la mémoire.
    9. En France, il faut travailler plus sur sa mémoire pour gagner plus.

    Ouf !

    Moralité : je suis le fils spirituel d’Émile Zola.

  9. philippeval Says:

    @ Riss (suite)
    Ta deuxième question est un aveu. Alors comme ça, on roupille pendant mes cours magistraux (aka les conférences de rédaction de Charlie)?

    Je l’ai pourtant chanté sur tous les tons (en fa, en sol, comme Colargol) que Frédéric Taddeï est la cinquième colonne audiovisuelle du racisme antiblancs! Et tout ça sur le service public, avec l’argent de notre redevance sur la fortune.

    Ne sais-tu pas que ce dandy a invité dans son émission, un nombre incalculable de fois, la papesse du Hezbollah, l’égérie du FLN, la porte-parole des Indigènes de la République islamique, j’ai nommé Houria Bouteldja?

    Tu me copiera cent fois: “Je ne dois pas dormir pendant que le chef m’aide à distinguer les méchants des gentils, sinon je ne comprendrai jamais rien au monde qui m’entoure.” (Du coup, je crois que j’ai répondu implicitement à ta troisième question.)

  10. narmer1 Says:

    Désolé d’etre en retard, j’aurai besoin d’un briefing professeur sur ta nouvelle théorie du complot

  11. Iescroc Says:

    Il a invité aussi maintes fois l’imposteur arriviste et obsédé T.Ramadan.
    Il le sera encore le 23 octobre.Tout cela pour l’audience.
    PS: Pour info, l’islamiste sera dans la même journée à Berlin pour  » le global djihad islamique » et le soir chez ce soir ou jamais.

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